RÉPUBLIQUE DU CAMEROUN

MINISTÈRE DE LA JUSTICE

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Le patriarche a été inhumé le samedi 02 février 2019, en présence du représentant personnel du chef de l’Etat, le Ministre d’Etat, Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Laurent Esso.
Il est 11h58 minutes sur les terres de Ndonkol. Le requiem de Mozart rythme la procession des somptueuses robes et perruques des membres du Conseil constitutionnel et de la Cour suprême, venus faire une dernière révérence à Jean Fouman Akame, leur ami et camarade de longue date. Le moment est grave et solennel. Le corps du Magistrat hors hiérarchie est dans un cercueil recouvert du drapeau camerounais, que les porteurs ont préalablement placé au milieu de la cour. Des porteurs qui depuis le premier jour, notamment de son arrivée à l’aéroport de Yaoundé-Nsimalen aux hommages judiciaires au Conseil Constitutionnel en passant par la Cour Suprême et à sa dernière messe en la basilique Marie-Reine des Apôtres de Yaoundé en présence du Premier ministre Joseph Dion Ngute, le transportent.C’est un moment mémorable pour tous,des hauts dignitaires à toutes les couches sociales confondues présents. Le chef de l’Etat est personnellement représenté par le Ministre d’Etat, Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Laurent Esso.

  

La pose de la gerbe du couple présidentiel donne le déclic d’une cérémonie qui s’ouvre par les témoignages.La lettre de condoléances du Président de la République adressée à l’épouse du défunt Marie Fouman Akame, est lue par le Préfet du Dja et Lobo. Paul Biya y exprime la grande estime qu’il a toujours eu pour ce collaborateur loyal dont la longue et riche carrière a été remarquable. Dans sa suite, Marcel Niat Njifendi le président du Senat, ami de longue date du défunt, à travers son témoignage lu par son fils Eric, parle d’un haut Magistrat ayant participé de façon significative à la construction du système judiciaire camerounais. En somme, un homme de cœur habité par une modestie non démentie.

  

Au titre des élites du Sud, le chef de la délégation permanente régionale du Rdpc pour le Sud, Jacques Fame Ndongo parle à son tour. Pour lui, le Magistrat le plus gradé dans le rang le plus ancien encore en fonction était un homme pondéré, sobre, racé, au caractère conciliant et pugnace. Il est mort les armes à la main, dans la bataille de la connaissance. Il laisse un souvenir impérissable de celui qui a administré avec maestria l’université de Yaoundé I.
Jean Fouman Akame était président du Conseil d’administration de l’Université de Yaoundé I, secrétaire permanent du Conseil supérieur de la Magistrature, membre du Conseil constitutionnel, membre de l’Amodjal, membre du Lions Club. Il était aussi président du Tribunal de Première Instance de l’Organisation internationale de la Francophonie. Et le représentant du Secrétaire général de l’institution a salué la mémoire d’un pionnier du droit et de la Justice.
Une vingtaine de témoignages se sont ainsi succédé dont celui du Recteur de Yaoundé I, du Lions Club, de l’Acoli, de l’amicale des épouses de Magistrats, de l’association des Magistrats ressortissants du Dja et Lobo, de la famille et des amis,plantant le décor à la messe d’inhumation.

  

  

 15h38.L’évêque de Sangmelima Mgr Christophe Zoa inaugure la messe. Le célébrant du jour Joseph Atanga, dans une homélie tirée du texte de la présentation de Jésus-Christ au temple demandede prier pour la restauration spirituelle du défunt.
A 17h12, le cortège funèbre entame sa lourde marche fatidique pour le caveau familial « Zen Kolos ». Dernière bénédiction, dernier geste d’amour et la messe est dite. Jean Fouman Akame repose désormais dans son Ndonkol natal !