RÉPUBLIQUE DU CAMEROUN

MINISTÈRE DE LA JUSTICE

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La direction des Droits de l’Homme et de la Coopération Internationale du ministère de la Justice a tenu les 16 au 17 mai 2019 derniers, un atelier comptant pour la validation du Rapport de l’Etat des Droits de l’Homme au Cameroun en 2018. Force est de constater que dans ce rapport, une part belle a été consacrée aux aspects Paix et Sécurité du pays.

205 pages dont tout un chapitre consacré à la paix et la sécurité au Cameroun, voilà une des innovations majeure du rapport de 2018. En effet, le pays fait face à trois défis majeurs en ce qui concerne sa stabilité et sa sécurité notamment, le défi de la paix et de la sécurité, dans un contexte marqué par les attaques de BOKO HARAM à l’Extrême-Nord et la situation sociopolitique dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Le défi d’améliorer les conditions de vie des populations et de construire une société plus inclusive, a souligné le secrétaire général du ministère de la Justice, représentant personnel du ministre d’Etat, ministre de la Justice, garde des Sceaux, qui présidait la cérémonie.
Ledit rapport s’inscrit donc en droite ligne de la volonté commune de stabiliser le pays. Raison pour laquelle, FONKWE Joseph FONGANG après avoir inauguré les travaux a invité les participants qui venaient de tous les horizons de la société à échanger dans l’optique d’enrichir le projet, afin de rendre plus crédibles les actions menées par l’État et les autres acteurs en vue de promouvoir et de protéger les droits de l’homme au Cameroun.
Outre la paix et la sécurité, les participants réunis en plénière et en atelier ce sont également penchés sur l’examen des droits civils et politiques ; du droit à la paix et à la sécurité ; des droits économiques, sociaux et culturels ; des questions transversales des droits de l’homme et droits catégoriels. Au terme de ceux-ci, des recommandations relatives au cadre d’élaboration du Rapport, et des recommandations spécifiques au fond et la forme du Rapport ont été faites. Entre autres veiller à une plus grande implication des Administrations, des Institutions publiques et des Organisations de la société Civile dans la collecte des informations. Proposer la signature d’une circulaire par le ministre d’Etat, ministre de la Justice, garde des Sceaux portant sur la gratuité et la célérité des procédures relatives aux jugements supplétifs d’actes de naissance et des réquisitions en faveur des personnes vulnérables, notamment les populations autochtones.
Sur le fond et la forme du Rapport, il s’est agi d’améliorer l’élaboration et la présentation des tableaux de manière à faire ressortir l’évolution chronologique des données et à y faire figurer les titres, les sources, les ratios, et les légendes. Harmoniser l’écriture de l’expression « bandes armées dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest » dans l’ensemble du Rapport. Envisager la formation des Magistrats du TCS en matière de détection des crimes financiers. Clarifier les rôles du CONSUPE et de la chambre des Comptes dans le cadre de la mise en œuvre de la loi portant régime financier de l’Etat et autres entités publiques. Elargir la préoccupation du transfèrement des détenus au niveau national e relevant que le défaut de transfèrement n’est pas uniquement dû à l’incapacité de l’administration, mais également au désir de certains de ne pas s’éloigner de leur famille ; pour ne citer que ceux-là.
Les groupes en plénière et en atelier étaient dirigés M. SALATOU, Mme KEMBO Hermine, Mme ABOMO Marie Louise, Mme SCHLICK Aurélie ; respectivement Inspecteur à l’Inspection des services Judiciaires, sous-directeur des Droits de l’Homme, Conseiller à la Cour Suprême, et sous-directeur de la Coopération Internationale.
Après deux jours d’intense activité, le secrétaire général, les responsables de la direction des Droits de l’Homme et de la Coopération Internationale, les représentants du Parlement, de la Cour Suprême, des Administrations publiques, des établissements et entreprises publics, des organisations de la société civile tous présents se sont donné rendez-vous pour la 14ème édition en 2020.

État Droit de l'Homme 2019